Lille 16/05/2024
Nous prenons connaissance du relevé de décision suite aux échanges entre le ministre de la justice-Garde des sceaux et les organisations syndicales UFAP, FO, CGT, SPS consécutif au drame que nous traversons avec le décès de deux de nos collègues et trois blessés par balles.
En premier lieu nous sommes stupéfaits de ne pas voir apparaitre en toute première ligne de leur négociation : AUCUNE SANCTION NE SERA PRISE TANT PECUNIAIRE QUE DISCIPLINAIRE POUR LES AGENTS POUR LES ACTIONS DE MANIFESTATION OU AUTRES EN LIEN AVEC LES EVENEMENTS.
N’ont-ils rien appris de 2018 !
Dans ce relevé de décisions Garde des Sceaux/UFAP-FO-CGT-SPS, si nous relevons des sujets importants que nous revendiquons depuis longue date, il nous semble pourtant incomplet ou manquant de précision comme par exemple :
La sécurisation des extractions doit être traitée dans son ensemble, tant pour les ESP, PREJ, UHSA, UHSI que pour les établissements avec les extractions médicales.
Les véhicules d’extractions doivent tous être banalisés. Quelle est l’intérêt de faire une visibilité administration pénitentiaire quand les agents n’ont aucun pouvoir de police sur la voie publique ?
La mise en place d’un numérus-clausus des incarcérations sur les maisons d’arrêts afin de lutter contre la surpopulation carcérale.
La création de pouvoir de police OPJ et APJ pénitentiaire qui donnerait plus de sens à nos missions avec une véritable reconnaissance juridique de nos écrits et actions envers la PPSMJ mais aussi toutes personnes pénétrant sur le domaine pénitentiaire ou en interaction avec le personnel pénitentiaire.
Nous le redisons encore et encore, dans des moments extrêmes, nous sommes redevable aux personnels que nous représentons, de leur montrer une unité de toutes les forces syndicales.
AUCUN SYNDICAT N’A LE MONOPOLE DE LA REFLEXION
“En travaillant ensemble et réunissant nos richesses, nous pouvons accomplir de grandes choses” Ronald Reagan
Le bureau national
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