Deux policiers en détention pour sécuriser Nicolas Sarkozy :
un signal grave et méprisant envers les personnels pénitentiaires.
La CFTC Syndicat Libre Justice dénonce avec fermeté la présence de deux policiers à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire pour assurer la sécurité de M. Nicolas Sarkozy, placé sous la responsabilité du ministère de la Justice.
– Cette décision traduit un manque flagrant de confiance envers les agents pénitentiaires, pourtant formés, compétents et engagés au quotidien dans des conditions souvent difficiles.
– Elle marque aussi une ingérence inacceptable du ministère de l’Intérieur dans le champ de compétence exclusif de l’Administration pénitentiaire.
Nos collègues agents de surveillance n’ont pas à subir ce type d’humiliation symbolique.
La Justice dispose de ses propres moyens de sécurité et de personnels hautement qualifiés.
Faut-il rappeler que ces mêmes agents assurent chaque jour la garde de détenus dangereux sans renfort policier ?
Deux ministères, deux poids deux mesures
Lorsqu’il s’agit d’un ancien président, l’État mobilise policiers, escorte et protocole.
Mais lorsqu’il s’agit des conditions de travail des personnels pénitentiaires, le silence est assourdissant.
La CFTC SLJ refuse cette logique de deux vitesses, où la sécurité et la confiance varient selon le statut du détenu.
La CFTC SLJ exige : Le respect du rôle et des compétences des personnels pénitentiaires ;
La fin de toute ingérence du ministère de l’Intérieur en détention ;
Des moyens humains et matériels à la hauteur des missions confiées à l’Administration pénitentiaire
