SPIP 62 — CETTE RENTRÉE, NOUS NE POUVONS PLUS FAIRE SEMBLANT


​SPIP 62 — CETTE RENTRÉE, NOUS NE POUVONS PLUS FAIRE SEMBLANT
​Un service public sous tension • Des agents qui tiennent • Des réponses qui tardent
​NOUS POUVONS ENCORE TENIR. MAIS NOUS NE POUVONS PAS TENIR INDÉFINIMENT COMME CELA.

​DES EFFECTIFS QUI S’ÉRODENT
​Depuis plusieurs années, nous alertons sur la dégradation des ressources humaines. Derrière les tableaux RH, il y a des agents qui absorbent des missions supplémentaires, compensent les absences et reprennent les dossiers.
​Les réunions, permanences, rapports, évaluations, convocations et échéances judiciaires, eux, ne disparaissent pas lorsque les effectifs diminuent.
​La charge de travail ne baisse pas avec les effectifs.
​DES CONDITIONS MATÉRIELLES QUI SE DÉGRADENT
​Locaux dégradés, conditions d’accueil difficiles, espaces de travail inadaptés, matériel informatique vieillissant ou défaillant : les agents doivent parfois exercer leurs missions avec des outils qui rendent leur travail plus difficile.
​Nous ne demandons pas le luxe. Nous demandons les conditions nécessaires pour travailler dignement et efficacement.
​Plus vite, plus efficacement… mais avec quels effectifs et quel matériel ?
​LE DIALOGUE SOCIAL DOIT AVOIR UN SENS
​Nous avons déjà alerté, expliqué, demandé et signalé. Pourtant, les mêmes difficultés reviennent d’une instance à l’autre.
​Le CSA ne doit pas être une chambre d’enregistrement. Les représentants du personnel doivent pouvoir questionner les choix, mesurer leurs conséquences et proposer des alternatives.
​Le dialogue social ne peut pas être uniquement formel.
​LES QLCO : RENFORT OU DÉPLACEMENT DE LA PÉNURIE ?
​Des agents affectés aux QLCO sont mobilisés en renfort sur d’autres établissements. Nous ne contestons pas la réponse à des besoins ponctuels, mais nous demandons que cette organisation soit objectivée.
​Quels sont les besoins réels des QLCO ? Quelles conséquences sur leur propre fonctionnement ?
​Répond-on aux besoins des services, ou déplace-t-on simplement les difficultés ?
​UN SPIP SOUS TENSION, C’EST UN PROBLÈME DE SERVICE PUBLIC
​Lorsque les moyens diminuent, ce sont les agents qui deviennent la variable d’ajustement. Mais le sujet n’est pas seulement comptable.
​C’est notre capacité à accompagner les personnes placées sous main de justice, prévenir la récidive et construire des suivis individualisés qui est directement concernée.
​La bonne volonté des personnels ne peut pas remplacer des postes.
​UN ORDRE DU JOUR QUI OUBLIE L’ESSENTIEL ?
​Effectifs, conditions de travail, locaux, matériel informatique, charge de travail, organisation des services, reconnaissance des missions des CPIP : ces questions restent au cœur des préoccupations des agents.
​L’absence d’un sujet à l’ordre du jour ne signifie pas qu’il a disparu. Les difficultés sont toujours là : dans les bureaux, les dossiers, les agendas et les mails qui s’accumulent.
​Où est la parole des agents ?
​NOS EXIGENCES SONT CLAIRES
​→ Des effectifs à la hauteur des missions
​→ Du matériel fonctionnel et des locaux dignes
​→ Des organisations cohérentes et soutenables
​→ Une prise en compte réelle de la charge de travail
​→ Un dialogue social permettant un véritable débat
​→ Des réponses concrètes aux alertes des agents
​NOUS ATTENDONS DÉSORMAIS DES RÉPONSES. DES ENGAGEMENTS. ET SURTOUT, DES ACTES.

​Le SPIP n’a pas besoin qu’on lui explique qu’il est important. Il a besoin qu’on lui donne enfin les moyens de l’être.

​ET POUR LES MÉDAILLES ? Ce sont les agents du SPIP 62 qui les méritent.
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